Comment accepter mon corps a changé ma vie

Si je suis devenue thérapeute pour femmes grosses et pour celles qui l’ont été, ce n’est pas pour rien. Le fait de m’accepter a littéralement changé ma vie. Et je t’explique comment ↓

 

Il s’agit ici de la retranscription de l’épisode 1 du podcast « Héroïne Décomplexée ». Si tu souhaites écouter cet épisode, clique sur la bannière juste ici :

 

Juste, avant de commencer, je souhaiterais faire un petit trigger warning puisqu’à un moment de l’épisode, je vais parler d’auto-mutilation et d’idées noires. Je vais aussi parler de relations sexuelles. Rien n’est détaillé mais je préférais te prévenir, maintenant, c’est à toi de choisir si tu souhaites tout de même continuer l’écoute ou non.

 


J’ai longtemps voulu perdre du poids :

Tu le sais peut-être déjà mais j’ai commencé les régimes à 5 ans, ce qui a directement déclenché des Troubles du Comportement Alimentaire (et plus précisément de l’hyperphagie) mais également de la mésestime pour moi-même et une détestation profonde de mon corps. J’avais très honte d’être une petite fille grosse et cette honte, elle n’est pas venue seule puisque tout le monde enfonçait le clou à coup de remarques humiliantes sur mon corps, mon poids, mon alimentation, etc. Et ça, pendant toute mon enfance donc ça a commencé à 5 ans et ça ne m’a jamais quitté jusqu’à ce que je m’accepte et que je revendique cette acceptation de mon corps et la fin de la lutte contre mon poids.

Je me souviens particulièrement de phrases dites par mes proches comme : “Les garçons ne voudront jamais de toi si tu es grosse”, “Les gens vont se moquer de toi si tu restes comme ça …”, “Qu’est-ce que vont penser les gens en te voyant ?”, “C’est la honte de s’habiller chez les adultes à ton âge”, “J’ai jamais été aussi grosse que toi !” ; et j’ai eu le droit à des insultes à l’école du style “Nina la grosse vache”, “Bibendum”, “Grosse baleine”, etc.

Donc quand tu grandis dans un univers comme ça, quand tu es sans cesse observée, quand tes moindres faits et gestes sont scrutés par peur qu’ils te fassent grossir ; quand on te reproche sans cesse d’être trop grosse alors que, de ton côté, tu donnes ton maximum pour maigrir : on ne peut pas dire que j’étais prédisposée à être en paix avec mon corps et avec mon poids ! Au contraire. Ces remarques incessantes m’ont poussées à des actes d’auto-destruction pires que mes multiples tentatives de perte de poids. J’ai souffert d’auto-mutilation et j’ai même parfois tenté de mettre fin à mes jours. En fait, on m’a tellement répété que j’étais moche, que j’étais grosse ; on a tellement sous-entendu que personne ne m’aimerait avec le poids que je faisais que j’avais envie que tout cette haine que j’avais pour moi cesse. Je n’avais pas envie de mourir, j’avais juste envie que la honte et la déception que j’avais pour moi s’arrête et ne me fasse plus souffrir.

Je me demandais souvent pourquoi moi ? Pourquoi ce fardeau d’être la honte de la famille m’était tombé dessus en fait ? Parce que j’avais vraiment l’impression d’être une honte pour eux … Aujourd’hui, leur comportement vis-à-vis de moi et de mon poids a changé du tout au tout mais je reviendrais là-dessus plus tard.

 


 

La chirurgie bariatrique : ma solution ?

C’est face à cette incapacité à perdre du poids et donc face à cette peur d’être rejetée et d’être la honte de mes proches que j’ai toujours très profondément aimé malgré tout que j’ai pris la décision de me lancer dans un parcours de chirurgie bariatrique, une sleeve plus précisément. C’était en 2018.

Tu noteras que dans la phrase que je viens de prononcer, j’ai fait le lien entre la peur d’être rejetée si je ne perdais pas de poids. Et finalement, c’est quelques semaines avant mon opération que j’ai compris que toutes ces années à me haïr, à me torturer le corps et l’esprit, avaient été motivées non pas à cause de mon poids ; mais plutôt à cause de la haine que j’avais subi et que je m’étais infligée, à cause de la grossophobie que je vivais chaque jour.

En soi, mon poids n’avait JAMAIS été un problème dans ma vie : j’avais toujours mangé varié parce que mes parents ont toujours cuisiné de manière très variée, j’avais fait du sport parfois à un niveau assez haut (de la danse, du judo puis du tennis), j’ai toujours su trouver l’amour (même si bon … j’ai été une fois le pari d’un mec genre “T’es cap de sortir avec la grosse”), j’étais en couple depuis plusieurs années dans une relation très stable et avec beaucoup de complicité, … Vraiment, mon poids n’avait jamais été un problème … sauf pour les autres. Et au fur et à mesure de critiquer mon poids et mon corps, ils avaient fini par me faire croire que j’étais un problème ambulant, une erreur, un cas désespéré, etc. ; et cette grossophobie, en plus de me faire sentir comme une vraie merde quant à ma personnalité, mon physique et ma vie toute entière, avait déclenché chez moi un rapport à la nourriture hyper compliqué avec des T.C.A..

Donc mon véritable ennemi n’était pas et n’avait jamais été mon poids mais plutôt le manque d’affirmation personnelle envers les autres et tous ces préjugés et ces croyances que j’avais fini par avoir vis-à-vis de moi-même, de mon corps et de mon poids. Et du coup, j’ai compris que pour sortir de cet enfer de la détestation, de la haine contre moi-même, il me fallait déconstruire tous les préjugés que je pouvais avoir sur moi mais aussi sur le poids, la beauté, la santé, le regard des autres, etc.

Donc au lieu de me faire opérer pour tenter de faire plaisir aux autres en essayant d’être enfin ce qu’ils semblaient vouloir que je sois, j’ai refusé l’opération et j’ai décidé d’apprendre à accepter mon corps et à faire ce qui était vraiment bon pour ma santé : c’est-à-dire sortir du cercle vicieux de la perte de poids volontaire, des pratiques amaigrissantes, et tout en apprenant à me connaître, à connaître mon corps, à dialoguer avec lui et à m’affirmer pour me respecter et me faire respecter des autres ; chose que je n’avais jamais essayé de faire auparavant car je plaçais le regard des autres au-dessus de tout dans ma vie, au-dessus de ce que je voulais pour moi, au-dessus de mes aspirations personnelles, au-dessus de mes propres valeurs, etc.

 


 

L’acceptation de soi a sauvé ma vie :

Je décrirai comment j’ai fait pour m’accepter dans un autre épisode ; dans celui-ci, je vais me concentrer principalement sur ce qu’accepter mon corps m’a apporté.

Accepter mon corps m’a tout d’abord permis d’améliorer ma santé globale. Avant, j’étais très, très stressée, j’avais des troubles alimentaires, je dormais mal, j’avais des carences à cause des régimes et des méthodes amaigrissantes que je mettais en place, … J’avais des bilans sanguins mi-figue, mi-raisin avec du cholestérol, j’avais sans cesse peur du regard des autres et du coup, je pouvais avoir tendance à m’isoler, j’avais du mal à m’intégrer et à développer des relations saines. Bref, ma santé mentale, physique et sociale n’était vraiment pas au top.

En fait, toutes mes actions de santé étaient axées sur la perte de poids et non sur l’entretien de ma santé. C’est super important que tu prennes conscience de ce que je vais te dire : ton poids n’est aucunement un indicateur de bonne ou de mauvaise santé, ton poids n’est pas une maladie à traiter. Il n’est que la conséquence potentielle d’une multitude de facteurs dont tu n’es pas responsable et parmi ces facteurs, il y a une très, très grande part de génétique. C’est-à-dire qu’une partie majoritaire de ton poids est innée, est dans ton ADN en quelque sorte. Je te mets des sources en description de cet épisode pour que tu puisses, si tu le souhaites, te documenter sur le sujet du poids et de la santé ainsi que sur la multifactorialité de la prise de poids. Mais c’est vraiment important pour ta santé de comprendre que ton poids et ta santé ne se contrôlent pas ; tu peux les influencer en partie mais ta volonté ne sera jamais plus forte que ton corps et ce qui peut potentiellement arriver chez lui.

Donc si c’est ta santé qui te préoccupe, oeuvre pour ta santé et non en perdant du poids. Car j’ajouterai aussi que la perte de poids n’améliore pas automatiquement ta santé globale et même, peut l’abîmer. Comme je le disais dans l’épisode 1 : oui, tu peux perdre du poids un temps ; mais il y a de très forts risques que 1) tu reprennes tout le poids perdu voire même plus et 2) que cela se fasse au détriment de ta santé mentale, physique et/ou sociale et donc, que ton espoir d’améliorer ta santé en maigrissant soit en réalité vain et donc une sorte de fausse-solution finalement.

En apprenant à accepter mon corps, personnellement, j’ai appris aussi à mettre de la distance avec cette volonté permanente et énergivore de contrôler mon corps et ma santé. Ça ne veut pas du tout dire que j’ai arrêté de prendre soin de ma santé mais j’ai pris conscience que tout être humain ne pouvait pas maîtriser à 100% ce qui pouvait arriver à son corps et sa santé. En fait, j’ai décidé de mettre en place des actions-santé qui respectaient mon corps mais aussi ma personnalité, mon rythme de vie, mes valeurs profondes, mes envies, mes besoins, mes priorités dans la vie, etc. Bref : j’ai arrêté d’essayer de coller à une fausse-perfection, à cette course à la performance et à la santé qui finalement était contre-productive puisque ça me coûtait en santé physique, mentale et sociale ! Quand j’ai pu prendre ce recul-là en acceptant mon corps, j’ai eu l’impression d’avoir été pendant des années un hamster dans une roue sans jamais me rendre compte que la majorité des choses que j’avais mises en place pour ma santé étaient en réalité destinées à contrôler mon poids, à répondre à un désir de plaire au autre et de coller à ce qu’on attendrait d’une personne grosse ; c’est-à-dire chercher à tout prix à maigrir et fermer sa gueule.

Donc en acceptant mon corps, j’ai retrouvé le plaisir de bouger quand j’en avais envie et quand j’en ressentais le besoin, j’ai rompu la relation toxique entre mon poids et ma santé puisqu’elle était malvenue et injustifiée et j’ai appris à mettre en place des actions-santé qui m’apportaient vraiment un mieux-être complet et non une satisfaction de courte durée et qui serait liée à mon poids.

 

 

En addition à l’amélioration de ma santé, accepter mon corps m’a permise de diminuer mes Troubles du Comportement Alimentaire. J’avais des crises d’hyperphagie principalement quand je me sentais diminuée, quand je me laissais marcher dessus par les autres et finalement, la plupart de mes crises se passaient après une dispute, après une journée où je n’avais pas osé être authentique, être vraiment moi, où j’avais passé mon temps à porter un masque et à me taire face aux autres. Et c’était un peu un moyen pour moi d’extérioriser ce qui avait macéré en moi toute la journée. Parce que oui, mes crises arrivaient principalement le soir ou après un moment passé avec les autres.

Donc en apprenant à me connaître, en partant à la découverte de qui j’étais vraiment et non plus de ce que je voulais être pour faire plaisir aux autres ; en apprenant à être moi-même en public, en apprenant à m’affirmer et à me faire respecter, j’ai de moins en moins ressenti le besoin de compulser, de m’anesthésier entre guillemets avec la nourriture.

Ça m’a également permise d’être plus apaisée dans mon rapport à l’alimentation en général. Puisque j’acceptais mon corps tel qu’il était et puisque je m’étais détachée peu à peu de ma peur du poids et de grossir du coup, j’ai appris à écouter les signaux de mon corps, ses besoins, ses envies et j’ai arrêté d’avoir peur d’y répondre. Parce qu’avant, j’avais peur d’y répondre par peur de grossir. J’ai arrêté de culpabiliser à chaque bouchée, d’appréhender chaque repas en public, j’ai surmonté la peur de manquer parce que je me suis autorisée à manger sans limite. Alors attention : quand je dis “sans limite”, ça veut dire que je me suis autorisée à répondre à mes besoins physiques et émotionnels sans règles qui seraient pro-perte de poids et donc restrictives. Je m’autorisais de manger quand j’avais faim, quand j’en avais envie et j’ai arrêté de diaboliser la faim et la nourriture.

En déconstruisant mes préjugés sur le poids, sur la nourriture et sur la peur de grossir, j’ai vraiment pu trouver un vrai plaisir dans l’alimentation mais aussi ne plus en faire le centre de contrôle de ma vie.

 

 

Ensuite, accepter mon corps m’a permise de diminuer l’impact que je laissais la grossophobie avoir sur moi. Que ce soit celle de mes proches, celle du monde médical, celle de la Société en générale, … J’ai vraiment appris à mettre de la distance entre la réalité et entre ce qui sortait tout droit de croyances grossophobes destinées à faire du poids un business mais aussi une raison de discrimination. Ça ne veut pas dire que je ne subis plus la grossophobie, au contraire, je continue de la vivre au quotidien ne serait-ce que dans l’espace public ou dans le milieu médical. Mais j’ai appris à ne plus la laisser m’atteindre aussi facilement qu’avant puisqu’en me respectant, en ayant un regard bienveillant et non-jugeant envers moi et mon corps, j’arrive à faire la part des choses entre ce qui est vrai et ce qui n’est pas justifié et là uniquement pour blesser, rejeter et/ou humilier.

Maintenant, comme je sais qui je suis, comme je connais mon corps, ses capacités et que je m’aligne avec mes valeurs profondes, je ne me laisse plus aussi facilement marcher sur les pieds. J’ai appris à me respecter et à me faire respecter des autres. Et sincèrement : le fait que je revendique ne serait-ce qu’auprès de mes proches qu’aujourd’hui, je m’accepte, je m’aime et je me respecte, et que je m’étais un terme définitif à la lutte contre mon poids, ça a totalement modifié leur manière de communiquer avec moi et je trouve que ça a aussi aidé ces proches à pacifier le rapport qu’ils avaient avec leur propre corps et leur propre poids.

Ça fait des années que mes proches ne m’ont plus parlé de mon poids parce qu’ils savent aujourd’hui, qu’ils ont … bah vraiment fait de la merde en m’imposant pendant des années de maigrir. Je pense qu’ils ont enfin compris que l’important, c’était que je prenne soin de moi, que je me sente bien dans mon corps, que je sois en bonne santé et que ça, ce n’est pas du tout une question de poids.

En apprenant à m’accepter, je pense qu’ils ont aussi compris que j’avais tout fait pour maigrir, que j’avais tout donné et que j’avais raison depuis le début : on ne peut pas contrôler son poids sur la durée et sans y laisser un bon morceau de sa santé mentale, physique et sociale.

 

 

Accepter mon corps, faire la paix avec mon poids, ça m’a aussi permise de vivre une relation beaucoup plus épanouie avec mon mari. Avant l’acceptation de mon corps et de mon poids, j’étais sans cesse dans la lutte : je combattais son regard sur mon corps, j’avais peur qu’il me quitte à cause de mon poids, je refusais ses compliments, … Et paradoxalement, lui, m’offrait toute la liberté dont j’avais besoin pour guérir mon rapport au corps compliqué.

Mes souvenirs de lutte contre mon corps pendant le début de notre relation sont surtout lorsqu’on avait des relations sexuelles. C’est-à-dire que par exemple, pendant l’acte, je réfléchissais toujours à comment est-ce qu’il me voyait sous lui, est-ce qu’il voyait ma graisse bouger, est-ce que mon ventre-tablier le dégoûtait, … Je n’étais jamais pleinement dans l’amour qu’on se donnait mais toujours en train de penser à mon poids et à comment est-ce qu’il le vivait dans ces moments très intimes. Je n’étais vraiment que dans l’acte quand on éteignait la lumière. Autre exemple, après avoir fait l’amour, je me cachais le ventre immédiatement après. En fait, j’avais peur à chaque seconde qu’il réalise avec quoi il faisait l’amour. C’était vraiment pour moi un compte à rebours avant qu’il ne me quitte parce que je le dégoûtais. Alors qu’en vérité, lui, il a toujours aimé mon corps et pour lui, même, ma prise de poids post-emménagement avec lui était le symbole de la liberté que j’avais gagnée en quittant les restrictions barbares de mes proches.

Du coup, depuis que je m’accepte pleinement, mon couple rayonne encore plus. On communique beaucoup mieux, il y a une complicité encore plus flagrante qu’avant, un amour très sincère, une sorte de loyauté sans faille, … et autre impact sur mon couple : la jalousie s’est envolée ! Genre vraiment. J’étais très, très jalouse avant au point même que je lui interdisais de parler à ses amies filles parce qu’elles étaient minces, je les trouvais plus belles que moi et donc il y avait cette peur qui me saisissaient de la rivalité féminine et comme je n’avais pas confiance en moi, en ma capacité de plaire, en mon corps, etc., je projetais toutes mes craintes sur lui à travers ma jalousie. Aujourd’hui, on est fidèle l’un à l’autre, on est dans une relation exclusive mais on n’a plus peur de se confier nos crushs féminin genre dire “Ah, untel est vachement belle !” – oui parce que spoiler : j’aime autant les filles que les garçons, on plaisante même sur nos rêves cochons, etc. Choses qui n’étaient même pas pensables à l’époque où je détestais mon corps.

 

 

Autre transformation vécue suite à l’acceptation de mon corps et de mon poids, l’habillement. Ça peut paraître superficiel et pourtant, j’ai toujours vu le vêtement comme un miroir de la personnalité des gens. Les vêtements font partie de la communication non-verbale et peuvent parler pour nous, peuvent s’exprimer à notre place ou même renforcer notre discours et notre présence; Sauf que, quand tu n’acceptes pas ton corps, tu ne t’habilles pas forcément pour te plaire à toi, pour montrer aux autres qui tu es mais plutôt pour camoufler ton corps, pour faire diversion et qu’on ne regarde pas tes complexes, etc.

Pour la petite anecdote, quand je n’acceptais pas mon corps, je ne portais que du noir ou des couleurs très sombres et des vêtements 2 à 3 tailles supérieures à ce que j’aurai pu normalement porter. Par exemple, je m’habillais avec des jeans en 52/54 au lieu de jeans en 48/50. Pareil pour mes t-shirts, mes gilets, etc. J’utilisais le vêtement pour me cacher aux autres plutôt que pour m’ouvrir et communiquer sur ma personnalité.

Depuis que j’accepte mon corps, j’ai retrouvé le plaisir de m’habiller. Je me moque totalement de la taille du vêtement car je sais qu’il y a des personnes qui me suivent et pour qui c’est un grand sujet de stress, la taille des vêtements. Mais il faut comprendre que la taille n’est aucunement une indication fiable puisqu’elle varie d’un magasin à un autre. Donc j’avoue que je n’ai jamais vraiment compris pourquoi on pouvait être autant à cheval sur des tailles de vêtements alors que c’est quand même assez flagrant qu’aucune marque ne taille de la même façon. Par exemple, un 40 chez Jennyfer sera un 34 chez Kiabi ! Un L chez Kiabi sera un XXL chez H&M … enfin, je dis ça comme ça, hein. Ce ne sont des mesures exactes mais c’est pour que tu prennes conscience qu’il n’est pas nécessaire de te bourrer le crâne avec les tailles de vêtements puisqu’elles varient d’une marque à une autre.

Bref. En acceptant mon corps, j’ai aussi pris plaisir à porter des vêtements que je n’aurais jamais osé porter avant comme par exemple les shorts, les crop top, les robes, les bretelles fines … Et même au niveau de la lingerie, je n’existe plus à acheter de la lingerie avec peu de tissu ou des dentelles ou de la transparence, etc. Finalement, en diversifiant les vêtements que je porte aujourd’hui, j’ai beaucoup moins de difficulté à faire mon shopping. Certes, j’achète beaucoup sur Internet pour une question de tailles disponibles puisqu’en boutique, c’est difficile de trouver des tailles au-delà du 42 – mais en tout cas, le style n’est plus un problème et j’ose m’habiller comme il me plait et non plus pour me cacher.

Je rattache à ce plaisir de pouvoir m’habiller comme je le souhaite, de pouvoir faire transparaître ma personnalité à travers mon image sans crainte, au plaisir de pouvoir me regarder dans le miroir sans pleurer, sans m’insulter, sans me détester, sans rentrer le ventre, sans tenter de m’imaginer mince, etc.

Parce qu’avant, quand je me voyais dans le miroir ou même dans le reflet d’une vitre ou quoi, je scrutais mon corps sous toutes ses coutures et je faisais la liste de tout ce qui n’allait pas esthétiquement parlant. C’était une vraie torture mentale mais à l’époque, je n’avais pas les clés pour renverser la vapeur et avoir un regard beaucoup moins critique, plus apaisé et neutre voire même bienveillant envers mon corps.

Aujourd’hui, quand je me regarde dans le miroir, je ne dirais pas que je me trouve méga-bombasse ni que je me trouve méga-laide : j’ai plus un regard neutre ou positif sur mon corps. Je vois des choses qui, esthétiquement parlant, ne me plaisent pas forcément comme mon ventre-tablier ou mes jambes ; mais je n’en fais pas tout un plat entre guillemets. J’accepte de les voir, j’accepte le fait que ces parties de mon corps sont miennes et j’accepte le fait que je ne peux pas les changer et que malgré tout, elles me sont super utiles et qu’elles n’ont jamais été faite pour me plaire visuellement mais pour m’être utile !

Et c’est vraiment vers ça qu’il faudrait tendre selon moi quand on est une personne grosse ou qui l’a été et qu’on a vraiment du mal avec le fait de se regarder dans la glace. Au lieu de voir son reflet forcément sous une forme esthétique ou non, je t’invite vraiment à apporter plus de flexibilité, de souplesse et donc de neutralité dans la manière de voir ton corps.

 


 

Tu es prête à t’accepter ?

Voilà ! Je pense que je peux conclure cet épisode qui, ma foi, a été assez riche selon moi. J’espère qu’il t’a inspiré des pistes d’acceptation de ton corps et que j’ai réussi à planter des petites graines de bienveillance dans ta tête !

Donc je résume : accepter mon corps m’a permise d’améliorer ma santé et mon rapport à la nourriture ; de diminuer et puis faire disparaître mon hyperphagie ; de m’affirmer face aux autres, face à la grossophobie et de me respecter moi-même ; d’améliorer ma relation avec mon mari ainsi que notre vie intime ; de retrouver le plaisir de m’habiller et de me regarder, de voir mon corps avec bienveillance et non-jugement.

Alors, je n’ai peut-être pas tout dit dans cet épisode parce qu’en vérité, je sais qu’accepter son corps est un chemin sans fin ; magnifique, challengeant, mais éternel. Peu importe ton âge, tu ne pourras jamais te connaître à 100%, tu t’étonneras toujours et tu ne cesseras jamais de découvrir de nouvelles parcelles de toi-même. C’est ce que j’applique aussi pour moi et l’acceptation de mon corps. Donc peut-être qu’un jour, il y aura une partie 2 à cet épisode mais ça peut déjà te donner une idée sur ce que toi, tu peux aussi potentiellement vivre en décidant d’arrêter de te torturer le corps et l’esprit avec le poids et en apprenant à faire la paix avec ton corps et ton poids.

Comme d’habitude, je reste à ta disposition sur mon compte Instagram @lesnouvellesheroines si jamais tu souhaites échanger avec moi, sur cet épisode ou sur ta démarche d’acceptation de ton corps. N’oublie pas que je peux t’accompagner en tant que thérapeutique spécialisée dans le rapport au corps et au poids pour t’aider à faire définitivement la paix avec toi-même !

 

Si tu souhaites que je t’accompagne, tu peux :

 

  • Réserver un appel découverte gratuit pour faire le point sur tes problématiques et qu’on trouve ensemble la solution la plus adaptée pour les résoudre.
  • Choisir de te faire accompagner en profondeur pour enfin accepter ton corps et faire la paix avec ton poids grâce à mon accompagnement « GLOW ».
  • Prendre rendez-vous avec moi pour une séance « ONE SHOT » afin d’obtenir de l’aide sur une problématique en particulier liée à ton image corporelle et/ou ton rapport au poids.